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Grenouilles, crapauds, tritons et co…

Zoom sur les amphibiens

Ces dernières années, on constate un déficit de pluie de plus en plus marqué. Les conséquences sont flagrantes et visibles : étangs, mares, fossés et zones humides atteignent des niveaux extrêmement bas, voire s’assèchent totalement à certaines périodes de l’année.

Or, une part importante de la biodiversité dépend de ces milieux, notamment les amphibiens et leur cycle de vie. Salamandres, tritons, grenouilles et crapauds ont besoin de zones en eau au printemps pour assurer leur reproduction et la survie de leur espèce.

Dès la fin février, les crapauds communs quittent les petits bois et les forêts pour rejoindre un point d’eau afin de s’accoupler et de pondre leurs œufs, sous forme de rubans gélatineux. La traversée des routes situées sur leur parcours peut alors s’avérer particulièrement dangereuse, avec un risque élevé d’écrasement.

Les grenouilles agiles poursuivent cette activité en pondant des amas globuleux remplis d’œufs. Les grenouilles vertes, quant à elles, se reproduisent un peu plus tard et restent dans les mares plusieurs semaines. Parmi les nombreux têtards, seuls quelques-uns atteindront l’âge adulte, après une métamorphose et une sortie de l’eau.

Chez les tritons, les mâles se parent d’un habit nuptial pour séduire les femelles. Ces dernières pondent ensuite leurs œufs un par un, fixés sur les herbes aquatiques.

La salamandre, elle, profite des nuits humides pour se déplacer et mettre bas dans une ornière, une flaque (voire une souille) ou une mare. Elle donne naissance à des larves déjà formées, directement à l’extérieur de son corps : elle est ovovivipare, contrairement aux autres amphibiens.

Au-delà d’être une illustration fascinante de la vie, à la fois belle et fragile, pourquoi est-il si important de préserver ce monde pour nous, humains ?

Les zones humides fonctionnent comme des éponges : elles retiennent l’eau lors des fortes pluies et la restituent progressivement, limitant ainsi les effets des inondations et des périodes de sécheresse, à condition qu’elles soient nombreuses et connectées entre elles.

Les amphibiens constituent également un maillon essentiel des chaînes alimentaires. Plus ces chaînes sont fragilisées, plus le risque de prolifération de certaines espèces augmente, comme les moustiques.

La biodiversité repose sur un équilibre subtil.
Lorsqu’elle décline, c’est malheureusement souvent sous l’effet des activités humaines, capables de provoquer des bouleversements rapides et profonds.

Allons découvrir ce petit monde !

Nous vous proposons une sortie Samedi 28 mars à 14h30

Informations et réservations ici :

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